Signe de pauvreté et de participation à la condition humaine, le travail manuel sert à assurer la subsistance de la communauté cistercienne. Il est l'un des trois fondements de la règle bénédictine.
A l'origine, forges, ateliers de menuiserie et moulins étaient groupés à l'intérieur de l'enceinte de l'abbaye et ne servaient qu'aux besoins de la communauté. Des canalisations souterraines permettaient de fournir la force motrice actionnant les nombreuses roues hydrauliques pour les différents ateliers.
Avant l'expansion du 18ème siècle, l'abbaye ne travaillait que la fonte de fer dans des " bas fourneaux ", fours en forme de cuve cylindrique de faible hauteur. En 1529, l'abbaye reçoit l'autorisation d'ériger les forges d'Orval qui utilisent pour la première fois la technologie du haut fourneau. De ces forges sont sorties les premières taques de cheminée en fonte, ancêtres des radiateurs modernes, dont l'usage se répand petit à petit dans toute l'Europe.
Les forges d'Orval connaissent un essor sans précédent pendant la première moitié du 18ème siècle. Pour accroître le rendement de leurs installations, les moines décident ensuite de ne maintenir en activité que deux hauts fourneaux : Dorlon et Orval. Les lingots de fonte sont traités dans les ateliers d'affinage et de transformation d'Orval.