Thierry DEMEY
Circuit découverte du Coeur historique de Tournai
Balise 7 - La tour Saint-Georges
A quoi servait-elle ?
La tour Saint-Georges faisait partie de la première enceinte communale de Tournai, destinée à protéger ses habitants d'agressions extérieures. Au Moyen Age, la vocation des remparts était d'arrêter la progression de l'ennemi par un obstacle difficile à franchir, de protéger des projectiles ennemis et de lancer les siens contre les assaillants. Avec le temps, les techniques de construction ont évolué : du remblai de terre, on est passé au mur de pierre, du mur massif au mur sur arcades, de la tour carrée à la tour ronde puis en ogive pour finir par le bastion. Le but était toujours de diminuer la vulnérabilité du mur de courtine séparant deux tours, en éliminant les angles morts et en augmentant la solidité de la maçonnerie.
Après leur déclassement comme enceinte militaire, les portes de la première enceinte ont servi soit de résidence aux hôtes officiels, soit de prison. L'entretien et l'alimentation des prisonniers incombaient aux gardiens, payés par la Ville. Les fossés, comme celui de la tour Saint-Georges, étaient utilisés comme champs de tir par les " serments " d'archers et d'arbalétriers.
Il était une fois…
Construite sur un plan circulaire et flanquée d'un tronçon de courtine, la tour Saint-Georges faisait partie de la première enceinte communale de Tournai, bâtie entre 1197 et 1202 d'après les fouilles archéologiques récentes. Outre le centre historique de la ville, la première enceinte englobait les quartiers Saint-Piat, Saint-Brice et du Marché et comprenait une muraille de 2.720 mètres de long, percée de douze portes.
On raconte que…
C'est par une brèche ouverte à la porte Prime, située à proximité de la tour Saint-Georges, que Ferrand de Portugal, comte de Flandre, est entré dans Tournai en 1212. Pour sauver leurs maisons du pillage et de l'incendie, les habitants lui ont offert 20.000 écus, ce qu'il accepta. Mais, par précaution, il ordonna l'arrestation de soixante notables bourgeois qu'il retint à Gand, où douze d'entre eux périrent au terme d'affreuses tortures.
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